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coucou maurice, encore de vrais problèmes d'instabilité sur centerblog, vraiment pas fiable. je viens de publi
Par Monique, le 01.04.2014
bonsoir,
trè s belle galerie de photos.
je suis la reine des neiges vous avez une photo de moi, vous est il
Par catherine, le 30.03.2014
mystérieux mais des regards sensationnels
gros bisous
Par Valie, le 29.03.2014
bonjour maurice.
c' est vraiment du travail d'artistes!
je te souhaite un heureux week end, en ce qui m
Par haurore, le 29.03.2014
trois ans pour y arriver, mais cela valait le déplacement, bravo. allez, plus que 36 heures et je vais changer
Par kordouane, le 29.03.2014
Date de création : 01.09.2011
Dernière mise à jour :
03.12.2014
6552 articles
Probable autoportrait dans Saint Luc peignant la Vierge, Musée des beaux-arts de Boston.
Le saint est peint avec plus de naturel que la Vierge.
Rogier van der Weyden (Tournai v.1399/1400 -Bruxelles 18juin1464) né Roger de la Pasture — ou même Rogier de le Pasture — est un peintre flamand de la Renaissance.
Le peintre Rogier van der Weyden, de son vrai nom Roger de la Pasture, naît vers 1400 à Tournai. Il décède à Bruxelles enen1464
Roger de la Pasture grandit à Tournai. Il quitte sa ville natale en 1435 et s’établit à Bruxelles, où il exerce la prestigieuse fonction de peintre officiel. C’est alors qu’il prend le nom de Rogier van der Weyden. A Bruxelles, sa peinture acquiert une très forte charge émotionnelle. C’est une émotion contenue et digne, que reflète aussi l’expression subtile de ses personnages.
Son oeuvre peut être considérée comme un jalon dans l’évolution des arts visuels. Van der Weyden va influencer le langage plastique de générations d’artistes jusque tard dans le XVI siècle. Il est considéré avec Jan van Eyck comme le plus grand peintre des Pays-Bas méridionaux du XV siècle. Van Eyck est un prodigieux observateur. Van der Weyden est le maître de la passion et de l’expression retenue.
Van der Weyden est le premier à peindre des personnes de chair et de sang en proie à de réelles émotions et est inégalé à cet égard. Le chagrin de Marie et Jean au pied de la croix, la profonde concentration de Marie Madeleine plongée dans la lecture ou le regard empreint d’assurance de Charles le Téméraire, ce sont là autant d’images fortes qui continuent à susciter l’émotion.
Biographie
Les débuts à Tournai
Roger de la Pasture nait àTournai (rue Roc Saint Nicaiseen 1399 ou 1400. Le ville est à cette époque une commune autonome dépendant directement du roi de France. Roger est le fils d'un coutelier, Henry de la Pasture, mort avant 1426. Peut-être est-il parent d'un certain Coppin de la Pasture, peintre tournaisien mentionné dans une condamnation en 1408. Il entre peut-être très vite dans l'atelier de Robert Campin, aussi appelé Maître de Flémalle en tant qu'apprenti. Il se marie avant 1426 avec Isabelle Goffaert, fille d'un cordonnier bruxellois, Jan Goffaert et de Cathelyne van Stockem ou de Stoquain, qui semble être une parente de la femme de Robert Campin.
En 1426, Rogier de la Pasture est signalé en tant qu'apprenti dans l'atelier de Robert Campin, en même temps que Jacques Daret. Selon Albert Châtelet, il s'agirait de la date de retour dans l'atelier de son maître, étant parti compléter sa formation à travers plusieurs voyages. Robert Campin, très engagé dans la vie politique de la ville, se repose sur cet apprenti déjà expérimenté pour faire fonctionner son atelier. Pour autant, aucune œuvre ne peut être attribuée à Roger de la Pasture avant 1426. Il est signalé, dans les archives de la ville, comme apprenti dans cet atelier de 1427 à 1432. De cette époque date peut-être la petite Vierge à l'Enfant, du musée Thyssen-Bornemisza. Il obtient le titre de « maître » dans la Guilde de Tournai en 1432. De cette deuxième période, date la Descente de Croix du musée du Prado destinée à la chapelle de la confrérie des arbalétriers de Louvain.
Le peintre officiel de la ville de Bruxelles
Dans le courant de l'année1435, Roger de la Pasture part s'installer à Bruxelles, dans le Brabant. Il adopte désormais la forme néerlandaise de son nom, Rogier van der Weyden. Dès son arrivée, il est nommé peintre officiel de la cité. La visite officielle du bourgmestre de Bruxelles à Tournai en avril 1434 aurait été l'occasion de débaucher le peintre tournaisien. Cette fonction reste essentiellement honorifique : il perçoit officiellement chaque année une pièce de drap sans aucun autre salaire régulier apparemment. Il obtient tout de même le titre de bourgeois de la ville, qu'il mentionne en 1439.
Toujours à ce titre de peintre officiel, la ville lui commande la réalisation de grands tableaux pour la salle principale de l'hôtel de ville. Deux sont réalisés avant 1439, illustrant des épisodes de La Justice de Trajan. Une seconde série est peinte sans doute avant 1454 et représente deux scènes de La Justice d'Archambaud. Il s'agit à chaque fois de tableaux d'édification à destination des magistrats qui jugeaient dans ces lieux. Panneaux de très grande dimension et sans doute pièce maître de l'œuvre de van der Weyden, ils ont été totalement détruits, sans doute lors du bombardement de Bruxelles par les troupes françaises en 1695, ils ne sont plus connus que par des reproductions partielles en tapisserie et en dessins.
Peu de temps après son arrivée dans la ville, il peint le retable de l'autel de la confrérie des peintres de Bruxelles à la collégiale Sainte-Gudule, dédié à saint Luc, patron des peintres. Il n'hésite pas, d'ailleurs à y donner probablement ses traits au saint patron des peintres. Le tableau est par ailleurs directement inspiré de La Vierge du chancelier Rolin que le peintre n'a pu observer que dans l'atelier de Jan van Eyck, signe des liens qui unissent les deux artistes. En 1444, il est signalé que Rogier habite une maison importante de la ville.
Un peintre proche de la cour de Bourgogne
Sans jamais avoir été peintre officiel de la cour de Philippe le Bon, il commence après 1441 à répondre à de nombreuses commandes de l'entourage du duc. En effet, 1441 marque la disparition du peintre officiel du duc, Jan van Eyck. Celui-ci n'est d'ailleurs pas remplacé officiellement, mais le prince n'hésite pas à faire appel à celui de la ville lui servant de résidence favorite. On retrouve sa trace dans les comptes du duc pour des réalisations officielles en 1446 puis en 1458-1459, notamment pour des polychromies de statues. Mais c'est surtout pour l'entourage du prince qu'il reçoit ses commandes les plus importantes :Le Jugement dernier (v. 1445-1449), commandés par le chancelier Nicolas Rolin pour les Hospices de la ville de Beaune, ou encore Le Retable des sept sacrements pour Jean Chevrot, évêque de Tournai et chef du conseil du duc. À côté de ces œuvres de très grande dimension, il réalise aussi des enluminures dont la seule lui attribuée avec certitude est la miniature de présentation pour les Chroniques de Hainaut de Jean Wauquelin datée entre 1446 et 1448, manuscrits destinés à la bibliothèque ducale.
À la même époque, Van der Weyden réalise par ailleurs un portrait de Philippe le Bon, mais dont on ne conserve aujourd'hui aucun exemplaire attesté de la main du maître. Les différentes répliques d'atelier conservées ont sans doute été réalisées à partir d'un poncif : le maître réalise une esquisse au dessin du visage et du buste, soit les détails les plus importants, et laisse les compagnons ou apprentis de son atelier en peindre différentes versions définitives. Tels devaient être le mode de fonctionnement fréquent de son atelier, qui explique les variations dans la qualité des réalisations qui nous sont parvenues. Van der Weyden réalise par ailleurs de nombreux portraits de cour, dont celui de la duchesse et de son fils, le futur Charles le Téméraire.
Le voyage en Italie
Vers 1450, année du Jubilé, van der Weyden voyage en Italie, très vraisemblablement à Rome et à Florence. Ce voyage est connu grâce au témoignage donné par le napolitain Bartholomeus Facius dans son De Viris Illustribus, en 1456. À cette époque, van der Weyden a déjà eu l'occasion de travailler pour des commanditaires italiens comme Lionel d'Este, mais en passant par des intermédiaires installés à Bruges. Rien n'est connu des conditions de son voyage : Facius signale que l'artiste bruxellois a pu admirer les fresques de Gentile da Fabriano à l'égliseSaint-Jean-de-Latran.
Seulement deux œuvres témoignent d'une influence italienne directe et sont d'ailleurs commandées par des personnalités transalpines. La Lamentation du Christ, conservée à la galerie des Offices deFlorence et destinée à la famille Médicis, reprend un schéma de Fra Angelico tirée du panneau central de la prédelle de l'église du couvent San Marco. La Vierge Médicis (Städel Museum, Francfort), commandée par la même famille comme son nom l'indique, reprend la disposition debout des saints autour de la Vierge, même si ce schéma se retrouve déjà dans quelques retables flamands. Cette influence reste finalement à chaque fois relativement limitée. Une influence italienne peut être aussi repérée dans le Triptyque de saint Jean-Baptiste (Gemäldegalerie de Berlin) : le choix des scènes est exactement le même que celui de la porte sud dubaptistère de Florence signé Andrea Pisano.
Un atelier renommé
Entre 1460 et 1463, le peintre portraitiste officiel de la cour des Sforza de Milan, Zanetto Bugatto, est envoyé à Bruxelles par le duc de Milan, qui le recommande au duc de Bourgogne, pour se perfectionner auprès de Rogier van der Weyden à Bruxelles où il demeure de décembre 1460 à mai 1463.
L'atelier du peintre continue à assurer d'importantes commandes : celles de couvents, parmi lesquels un diptyque pour l'abbaye Saint-Aubert de Cambrai (Philadelphia Museum of Art) ou de privés : le diptyque à la Vierge de Philippe Ier de Croÿ, ou le Portrait de François d'Este vers 1460. Sa renommée et son aisance lui permettent aussi de faire des dons : une crucifixion de grand format, destinée à la chartreuse de Scheut (désormais à l'Escurial) ou encore à la Chartreuse de Hérinnes-lez-Enghien où son fils Corneille, s'est retiré. Au sein de son atelier, Roger est secondé par son fils Pierre, né en 1437, au moins depuis 1455.
Rogier van der Weyden meurt en juin1464. Il est enterré à l'église Sainte-Gudule, au pied de l'autel de la confrérie des peintres et de son retable.